Particularités de mon Alouette II de chez Vario

Présentation de la machine

C’est un kit d’origine Vario (Réf : 3001 vendu 495 €) qui a la particularité d’avoir un treillis métallique en Inox, C’est très joli et très bien fait, mais nous verrons plus loin la difficulté pour la peinture.

La mécanique qui a servie au montage est celle du Sky-fox version  Kobold (Réf. 8800 vendu 460 €) avec le moteur Webbra 10 cm3. Aujourd’hui, ce moteur est remplacé par le Kit moteur pour fuselage Rossi 11,5 cc Rèf : 851 pour 400 €.

La radio embarqué est composé d’un récepteur Futaba R 118 F, maintenant ancien mais d’un coût d’une quarantaine d’euros, alimenté par un pack 4,8 volts (4 éléments) NiMh 2200 mAh pour une vingtaine d’euros,  un gyro Futaba GY 240 (conservateur de cap à l’identique du GY 401 sauf qu’ici il n’y a pas la possibilité de régler le gain depuis l’émetteur, se négocie dans les 150 €). Les quartes servos du cyclique ainsi que celui de l’anticouple sont des Futaba S9202 (5 * 60 € = 300 €), celui des gaz est un Futaba S3001(12 €).

Tout l’éclairage de la maquette, à savoir les feux de positions et l’anticollision, sont alimentés pas l’accu de réception. En effet, le montage des leds, montage personnel pour quelques 10 € : (avec une résistance électronique pour baisser la tension) ont une consommation tellement faible que l’emport d’un pack spécifique est superflus, voir ennuyeux car il faut le cacher dans le peut de place qu’il y a dans ce genre de machine.

Nous avons donc une machine complète pour 1850 euros auxquels il faut ajouter pour plus de réalisme le dôme de renvoi principal Réf. : 53/6 pour 73 € soit un total de 1920 euros. Oui, je sais, c’est pas donné, mais quant on aime…

 

 

L’aménagement du poste de pilotage

Il s’est fait d’une manière assez simple mais qui toutefois donne un bon résultat.

Pour commencer, les sièges d’origine ont été montés et collés normalement, mais j’ai simplement peint le dossier en noire pour rappeler la couleur du revêtement de sol. Le constructeur a prévu de coller les supports de sièges dans des rainures au planché. Je n’ai pas suivi cette procédure, j’ai préféré rendre ces sièges démontables, c’est pourquoi j’ai collé un petit tube alu dans la goulotte et j’enfile les jambes du siège dedans. Une fois la moquette posé, on ne voit plus les tubes.

Le sol lui, est recouvert de cette feutrine autocollante noire (disponible en grande surface de bricolage) qui à cette échelle, donne l’aspect de la moquette.

Le tableau de bord quant à lui demande plus de soin. La façade des compteurs est en alu percé à la bonne taille du cadran et j’en ai profité pour mettre en façade les leds (rouge et verte) de la surveillance du courant du récepteur. Ca donne de la lumière, effet garantie !!

Parlons maintenant du réservoir.

Pour ceux qui ne le savent pas, Vario fixe le réservoir tout à l’avant de la mécanique (Sky-Fox), devant même l’électronique, je suppose que le poids du carburant contribue au centrage ! Cette configuration est totalement impossible dans la bulle de l’Alouette. Il n’y a pas la place pour le châssis d’origine du trainer, ce qui oblige donc à poser à plat le réservoir sur le planché, juste derrière les sièges avant. La question que je me pose alors est : comment placer la banquette arrière puisque le réservoir est en lieu et place de celle-ci ??

Je suis allé chez mon détaillant préféré et j’ai acheté un réservoir Graupner de 400 cc. Il est plus petit que celui d’origine mais il à l’avantage de rentré juste où il faut. J’ai ensuite tout simplement découpé le planché à la côte juste de réservoir, ce qui lui permet non seulement de rentrer sous le planché, mais en plus d’être tenu, voir maintenue par la pression des flancs.

A partir de ce moment, j’ai fait un coffrage en balsa de 15mm pour cacher le réservoir mais en plus pour me servir d’assise pour la banquette arrière. L’opération est d’autant plus fructueuse, qu’en regardant de près les photos de l’appareil grandeur, je me suis aperçu que la banquette est sur un caisson et surélevé par rapport aux sièges avants. Très bien, c’est ce que je voulais !

Parlons un peu fumé et voyons le pot.

Deux solutions sont possibles dans le cas de l’alouette : ou bien on utilise le résonateur du trainer (bof pour l’esthétique !!) ou alors, comme je l’ai fait, mettre le pot prévu par le constructeur (Réf : 116/20) et qui est caché derrière la mécanique. A mon avis il est chère, mais le jeu en vaut la chandelle, le look n’a rien à voir !! Il est d’ailleurs inclus dans le Kit moteur Réf. : 851

Comme un bonheur ne viens jamais seul, le pot se monte très facilement, tout au moins dans mon cas, il ne tombe pas en face de la pipe. Ni en hauteur, ni en latérale. Je me pose dons la question de savoir si je ne me suis pas trompé dans le sens de montage. Eh bien à ma grande surprise, je ne me suis pas trompé ! Que se passe t-il ? 3 ans après la construction je n’ai toujours pas trouvé !!

Il va donc falloir contourner la difficulté. Pour cela j’ai mis des entretoises en tube carbone entre les flans de la mécanique à l’endroit ou normalement se met le support du tube de queue. Le tour est joué, les flancs ne se déforment plus et le pot est bien aligné, ouf. Mr Vario aurais pu y penser !

Le train principal.

Comme vous vous en doutez, avec un kit Alouette, je me suis efforcé de faire une machine qui ressemble à une alouette. Au premier abord çà parait évident, mais pas tant que çà car la boite contient bien le train, mais il est droit et les jambes sont trop longues. Que faire alors ? Eh bien les couper ! Sans autres formalité, Il faut couper les quatre jambes de train de leur moitié. Soit vous le faites à la scie à métaux (c’est facile avec l’alu…) mais alors attention, car couper un tube droit, c’est pas évident. Le plus simple c’est d’utiliser un coupe tube de plombier. Ca se fait en deux temps trois mouvement et le résultat est tout à fait celui attendu !

La deuxième astuce consiste à recourber les extrémités du tube transversale du train de manière à ce que les jambes du train s’écartent un peut, et pour ce faire, il faut faire rentrer un bout de bois dur sur 3Omm environ à l’intérieure du tube et le travailler doucement en faisant levier (dans l’étau par exemple). Merci Patrice…

Détails.

Sur un hélico maquette (comme sur toute maquette d’ailleurs) il y à la recherche et la reproduction du détail. Ces détails sont nombreux et parfois trop difficile à réaliser. En ce qui me concerne je n’ai pas tout reproduit, mais je me suis efforcer d’en faire certains physiquement et d’autres en trompe l’œil.

– Plateau supérieur : il est là pour cacher le dessus de la mécanique et bien sûr participer à la finition du modèle. Sur le grandeur, cette partie de la machine sert à fermer le réservoir principal et à y fixer tous les bidons d’huile, hydraulique etc., etc… Sur mon appareil, une plaque de CTP de 3 mm coupé au contour du treillis et de la mécanique Vario permet d’obtenir  un formidable cache.

– Remplissage réservoir et alimentation de la bougie : eh oui, non chères machines en ont besoin, et on sait tous que les prises de remplissages de réservoir ou encore la prise pour la bougie sont disgracieux. En tous cas, ils n’ont pas leurs place sur une maquette. Pour les cacher, j’ai eu de la chance je le sais, j’ai mis la main sur un boitier de télécommande pour les portes de garages. Je l’ai découpé dans sa moitie, reboucher le trou et une fois placer sur le plateau supérieur de la mécanique, percé pour y mètre une prise de remplissage du réservoir et une prise RCA pour l’allumage.

– Raidisseur de train : comme son nom l’indique, il est là pour faire jolie (lol). En fait il est simple à réaliser : deux chapes à rotules un tube carbone, un peut d’alu en 8/10 mis en forme à la pince directement sur le train, un petit trou pour la boule et voilà, le tour est joué !!!(photo) Pour terminer, un petit tour chez un détaillant en articles de bateau pour y acheter le soufflet qui fait l’étanchéité à l’arrière du bateau, sur la tige de gouverne du timon. Ils sont vendus chez Graupner par paquet de 2 : prévoir donc 2 sachets car il y a 2 raidisseurs sur l’hélico.

– Batterie : pour faire jolie, c’est un petit accessoire simple et rapide à réaliser. Un bloc de balsa taillé à la bonne taille, un petit carré de CTP de 3mm pour faire le support et enfin une baguette de 5mm de large et quelque clous font la parfaite illusion des bouchons de la batterie

– Support de roue : cet article n’est pas indispensable mais il est du meilleurs effet lorsque votre machine est à l’arrêt au parking. L’idée est la même, un bloc de balsa taillé à la côte chapeauté par un tube laiton de 3mm pour la vis de fixation de la roue, et voilà, c’est tout. Le plus difficile c’est de trouver la bonne forme avec la cale à poncer. Pour fixer cette pièce sur la machine, j’ai percé un trou de 5mm à l’intérieur du bloc sous la courbure du patin et j’y ai collé un petit morceau se bois dur. Il me permet de fixer le support de la roue sur le patin par l’intermédiaire d’une petite vis à bois.

– Le trompe l’œil : il est nécessaire pour simuler le réservoir suspendu au centre de la machine. Après peinture, il faut appliquer des filets autocollants pour décorer les voitures. En jouant avec les couleurs et les tailles disponibles on arrive à du bon résultat. Sur cette machine il faut du ruban noir et alu brillant.

– Et le Dôme ? : Eh bien lui, il est issu des options que l’on peut se procurer chez votre revendeur Vario préféré (Réf. : 53/6 pour 73 €). C’est une pièce magnifique (le constructeur vous le fait payer, d’ailleurs !!) sans laquelle l’Alouette II ne serait être. C’est pour cela que je l’ai monté. Rien à redire de ce côté, c’est très bien fait, magnifique pièces mécanique et le montage est un véritable plaisir, visser, tourner et frein filet, c’est tout… Il sera cependant nécessaire de rallonger l’arbre et les commandes du plateau cyclique : Axe rotor 10 x 280 mm Réf. 35/43 (35 €) ainsi que les tringles de commande du plateau cyclique 2,5 x 90 mm Réf. 70/90-4 (11 €).

La peinture du modèle.

La peinture du modèle dans sont intégralité a été confié à mon garagiste préféré qui s’est chargé d’appliquer de la peinture pour voiture et en plus de la cuire en cabine. Résultat : une peinture brillante comme une glace et un rendu que je n’aurai certainement pas obtenu avec une bombe ou même si je m’étais essayé avec un pistolet. Alors si vous avez la possibilité, renseignez-vous et si vous le pouvez, n’hésitez pas !!

Avant d’en arriver là, attention il y a du boulot !!

En effet, comme vous le savez déjà, le treillis est en inox et sur l’inox…… aucune peinture n’accroche, ou ne tiens dans le temps. Il faut donc l’apprêter avec une application spécifique que l’on trouve dans les grandes surface de bricolage (merci Bertrand).

C’est un apprêt pour métaux non ferreux. C’est très cher, mais indispensable. Avant de l’appliquer sur le treillis au pinceau il faut impérativement nettoyer le support. Pour ma part, je suis allé dans la cuisine et j’ai pris un morceau de tampon jex et j’ai frotté tout le treillis en insistant sur les tâches noirs. Ensuite un chiffon avec du diluant à peinture (toujours fournis par mon garagiste) et le support est enfin prêt. Attention, çà noircis les mains.

Laisser sécher et ensuite appliquer l’apprêt au pinceau. Cette opération terminé vous pouvez passer à la peinture. Pour ma part je ne me suis pas risqué au ponçage de l’apprêt, et je n’ai pas eu tord car il est très fin et il risque de mettre à nu une partie de l’inox. Ce serait ennuyeux pour la peinture.

En ce qui concerne les flancs en alu ou les petites pièces que j’ai fait à côté, un simple apprêt en bombe suffit.

Toute la maquette à été dans un premier temps couverte avec un blanc de base, c’est-à-dire une couche de peinture toute fine qui ne sert qu’à donner la couleur. Retour à l’atelier et on passe à la poses des autocollants et autres filets pour le trompe l’œil. Cette dernière étape terminé, retour chez le garagiste pour la touche finale.  C’est là que prend tous le sens de la peinture faite par un pro.  C’est l’application du vernis et séchage ne cabine.

Je vous passe ma joie lorsque j’ai vue le rendu de la peinture vernis. Je vous laisse apprécier sur les photos.

Pour ce qui concerne le reste des éléments, rien de bien particulier : ponçage, apprêt, peinture et vernis. Que du traditionnel.

Voilà quelles ont été les particularités que j’ai rencontrées sur cette alouette lors de la construction.

Pour ce qui est de la mécanique, il n’y a aucune particularité. J’ai d’abord monté un trainer qui à valider ses réglages en vol. Pendant le montage de la maquette, j’ai continué à voler avec le trainer. Après plusieurs vols tout est OK, Avant de faire la peinture, j’ai fait un montage complet de la machine et me suis fait aider pour valider les réglages (merci Laurent). A ma grande surprise, aucun, je dis bien aucun réglage n’a été repris ou modifier pour faire voler l’alouette. Les réglages sont restés ceux du trainer.

Conclusion.

 

Se lancer dans la construction d’une maquette peut en rebuter un certain nombre. C’est un travail long, mais je pense que pour ce genre de travail il ne faut pas se presser : prendre sont temps est a mon avis le meilleurs allié pour réussir son travail.

Je pense aussi que de rester seul dans son coin ou glaner des infos sur le net n’est pas suffisant : il est intéressant d’aller sur le terrain, dans des sympos et échanger des idées avec les autres pilotes. On y apprend des choses et des trucs.

De mon modeste niveau de pilotage, je prends beaucoup de plaisir chaque fois que je l’emmène au terrain. Elle est très souple et précise sur les gouvernes. C’est un régale car sans surprise et très douce.

J’en profite pour remercier une nouvelle fois mes amis qui m’on aidés à réaliser ce projet et à l’emmené jusqu ‘au bout. Que ce soit pour la construction, les réglages radio ou encore les conseils, trucs et astuces, sans eux je crois que je n’y serais pas arrivé.

Merci Patrice P, Laurent L Bertrand D et tous les autres.

Bon courage et à bientôt sur le terrain.

Juan

Post By Juan (46 Posts)

Président du club Rosny Indoor Club

Website: → Rosny Indoor Club

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